La Mayade
 

La Mayade : une bien jolie coutume.
 
Au mois de mai, poussent ici dans les Landes, des arbres étranges du même nom : " Les Mais ". Le Mai exprime dans un language fleuri et verdoyant une longue tradition faite d'influences multiples. Dailleurs, on trouve trace de cette coutume dès le Moyen Age où le jour du 1er mai, les jeunes gens du village allaient couper dans la forêt voisine non point un arbre mais seulement quelques branches vertes qu'ils plantaient la nuit venue devant la demeure des jeunes filles.
 
Le 1er mai était la fête de la jeunesse puisque jeunes gens et jeunes filles se réunissaient une fois les branches installées et soupaient ensemble.
 
Au fil des siècles, la tradition perdure mais c'est tranformée . Le 1er mai sert à évoquer l'estime que porte une communauté villageoise à certains de ses membres. Une fois tous les six ans, les Mais fleurissent devant les demeures des élus municipaux. Chaque année, c'est devant la maison de toute personne qu'ils veulent honorer que les jeunes du village érigent un de ces mats. Il en coûtera à l'heureux destinataire de régaler tous ceux qui l'ont distingué.
 
En vous promenant donc dans les Landes à cette période de l'année vous remarquerez dans les villages de frêles pins couronnés et enguirlandés de lierre ou de papier couleur. Les guirlandes de buis ( les plus rares ) , celles de lierres ( plus courantes mais moins décoratives ) s'enroulent autour de chaque arbre.
 
Chaque pin arbore les trois couronnes traditionnelles juste en dessous de la cime tout comme les deux petits drapeaux patriotiques en bas.
Le « mai » de l'amitié
 
Le 24 et 25 novembre 2007, le comité des fêtes de AUDON est allé honorer les musiciens  de l'association l'Eveil de MARANS  en leur plantant un « mai »à 400 km de chez nous, signe d'amitié et de reconnaissance pour l'ambiance musicale qu'ils nous ont apporté lors des fêtes de l'Alose 2007 à  AUDON.
Nous avons profité de l'occasion pour visiter La Rochelle et assister à la comédie musicale
« sous les ailes du moulin »
pièce s'inspirant du film le Moulin Rouge et  remarquablement
interprété par les membres amateurs de l'EVEIL DE MARANS . Deux jours forts en émotions que nous ne sommes pas prêts d'oublier.
Un  conte de fée
 
Mr Barthélemy Fabbro, marandais d'origine, ancien cheminot et chauffeur du Sha d'IRAN Rza Palhevi 1er vécu une quinzaine d'années à PARIS grâce à la prime qu'on lui avait octroyé pour son départ à la retraite. Revenu dans sa maison familiale, il vivait pauvrement avant de découvrir cinq ans plus tard que son ancien patron lui avait placé une somme d'argent plus que  conséquente. Il en fit don en  1987 à la ville de MARANS à condition que, de son vivant, celle-ci  édifie le clocher qui manquait à l'église Notre-dame. Ce qui fut fait avec une base en pierre et une flèche en verre et aluminium. Il réalisa ainsi son rêve d'enfant.
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