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Environnement. Une décision qui inquiète les pêcheurs du département.
 
La pêche à l'alose interdite à l'ouvertureLa pêche à l'alose interdite à l'ouverture
  DDM  Extraits : Ces pêcheurs amateurs aux engins et aux lignes sont aussi un thermomètre.
 
Les pêcheurs amateurs au coup seront contraints de cesser cette pratique traditionnelle , explique le président Molinié.
 
Les responsables de la fédération et les pêcheurs souhaitaient que soient aménagées des mesures de sauvegarde de l'espèce, telle que, par exemple, soixante heures d'interdiction sur tout le bassin.
 
 
 




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Tout fout le camp ! Voilà que maintenant, la pêche à l'alose en Lot-et-Garonne va être interdite dès l'ouverture prochaine. A l'annonce de cette décision prise par la commission technique départementale de la pêche et les services de l'État et l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), la fédération de pêche 47 et les pêcheurs d'aloses réagissent. Président des dix-huit fédérations de pêche Adour-Garonne, Jean-Louis Molinié a saisi la direction départementale de l'Agriculture qui en référera à la préfecture. Il dit son indignation quant à cette décision qui touche au patrimoine halieutique et aux traditions. Car en Lot-et-Garonne, c'est une institution car la pêche à l'alose est ancestrale au même titre que la palombe. « Ces pêcheurs amateurs aux engins et aux lignes sont aussi un thermomètre. A deux mois de la saison, il faut dire aux pêcheurs qui ont déjà réservé leur licence 2008 que c'est terminé ! Il n'y a aucune cohérence, d'autant plus qu'aucun autre département du bassin n'a pris cette mesure, malgré le problème de surpêche dans l'estuaire. Les pêcheurs amateurs au coup seront contraints de cesser cette pratique traditionnelle », explique le président Molinié.
 
Si on se cache derrière les chiffres, on peut avancer que ceux de 2007 sont faibles, à savoir 2 979 passages d'aloses pour 9 670 en 2006 et 18 306 en 2005. De toute façon, on est bien loin des 100 000 d'il y a une quinzaine d'années ! Il y a une raison à cette baisse, ce sont les conditions climatiques qui se répercutent toujours quatre ans plus tard. Pour 2007, l'année de sécheresse 2003 est fatidique.
 
ils revendiquent la concertation
Les responsables de la fédération et les pêcheurs souhaitaient que soient aménagées des mesures de sauvegarde de l'espèce, telle que, par exemple, soixante heures d'interdiction sur tout le bassin. « Mais dans n'importe quel cas, on veut que les décisions soient prises en concertation avec les pêcheurs et pas qu'en Lot-et-Garonne », précise J.-P. Avinent, secrétaire de l'Association départementale agréée des pêcheurs amateurs aux engins et filets (ADAPAF). Cette association compte 132 adhérents et a créé une école de pêche. Elle intervient dans les écoles, participe à des manifestations. Si les pêcheurs concernés ont interdiction de pratiquer leur passion cette année, il se pourrait qu'ils ne reprennent pas de licence l'an prochain. Beaucoup crient à l'injustice. Surtout ceux qui ont attendu la retraite pour enfin se consacrer à ce hobby.
 
Serge Pèlerin est de ceux-là : « C'est en 1994 que j'ai commencé à pêcher l'alose, dès que j'ai pris la retraite. Cette envie remonte à mon enfance quand, tous les ans, à la saison, mon père nous faisait manger l'alose. J'ai fait du kayak et j'ai souvent vu croiser des pêcheurs d'aloses. Un pépé m'a montré comment tricoter les filets, avec ma femme qui pêchait aussi, nous avions adopté la maille qui nous convenait le mieux ».
 
Seul le préfet pourra surseoir à cette décision. Pêcheurs et fédération espèrent trouver un terrain d'entente.
 

Publié le 17 décembre 2007 à 08h47 | Auteur : Cathy Montaut
14 avril 2011 06h00 | Par Guy Bop  0 commentaire(s) 
 
Audon
 
À la rencontre des pêcheurs d'alose
Après avoir sorti le carrelet (tioup) de l'eau, Vincent Ducasse a expliqué les subtilités de la pêche à l'alose. PHOTO G. B.
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Dominique Urolatégui, le président de l'Office de tourisme communautaire, avait le sourire aux lèvres, samedi après-midi, devant la grosse centaine de participants qui, sous un soleil radieux, se sont retrouvés pour une balade au bord de l'Adour, avant d'aller à la rencontre des pêcheurs d'alose, dans le cadre de la première animation du Printemps des Landes.
 
Accueillis chaleureusement par les maires d'Audon (Roland Tastet) et de Gouts (Claude Gensous), les randonneurs se sont égayés dans la nature verdoyante et fleurie. Au passage devant « la pachère », à Gouts, Alain Lacoste leur a conté l'histoire de ce fleuve autour duquel s'organisait, jadis, une importante activité économique et qui, aujourd'hui encore, permet d'irriguer 167 000 hectares de cultures et représente 30 % de la ressource en eau du département.
 


L'alose se fait rare
Pendant ce temps, au lieu-dit la pêcherie, les pêcheurs au tioup (carrelet en bon français) attendaient (en vain) qu'une alose veuille bien se prendre dans le filet. « C'est une mauvaise année, comme les deux précédentes, d'ailleurs », a râlé Bernard Touya en se souvenant de l'époque bénie où il n'était pas rare de faire des « coups » d'une douzaine de coulacs. « Une année, on en a pris 200 kg », a souligné Nanou Bareyt, l'un des derniers pêcheurs professionnels de la commune. De 20 autrefois, ils ne sont plus que 8 en 2011 à se lamenter sur la raréfaction de la ressource. La faute à la pollution mais aussi à une pêche intensive à l'embouchure de l'Adour. Car l'alose est un poisson migrateur qui vient frayer et pondre dans le moyen Adour. Les alevins, gros comme une sardine, descendent fin août, vers l'océan où ils passeront la plus grande partie de leur courte vie pour, à l'âge adulte, revenir mourir à l'endroit où ils sont nés.
 
Vincent Ducasse, le benjamin des pêcheurs, a alors expliqué, démonstration à l'appui, comment on doit relever le tioup, fait en noisetier, bois souple s'il en est et dont le poids avoisine les 9 kg. « Dès que l'on sent qu'une alose pousse la barre immergée, alors on retourne l'engin pour ne pas qu'elle s'échappe ». Facile à dire… Et les braconniers dans tout ça ! « Les gardes sont désormais plus nombreux que les pêcheurs, se risque un ancien ; c'est plus comme avant où on les achetait avec une ou deux aloses… »
 
Quant à la dégustation, il faudra attendre le vendredi 16 mai ; ce jour-là, ce sera la Fête de l'alose et il y en aura pour tout le monde… à condition de réserver !
 
Audon · Landes · pêche
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